Les montagnes russes de l’humeur
Une journée, le cerveau déborde d’énergie, l’autre, il se recroqueville comme un chat sous la pluie. C’est le mode d’emploi du trouble bipolaire : des hauts qui claquent, des bas qui piquent. Et si vous sentez que votre collègue change de cap en pilant du vent, ouvrez l’œil.
Signes d’une phase maniaque
Here is the deal : la mania n’est pas juste « être de bonne humeur ». C’est une explosion d’idées, un turbo sans frein. Les phrases fusent, les projets se multiplient, le sommeil devient optionnel. Un collègue qui dort deux heures et se lance dans un marathon de présentations ? Méfiez‑vous.
Par ailleurs, l’estime de soi devient surdimensionnée. Il se dit génial, invincible, puis il se jette à corps perdu dans des décisions risquées. Si vous voyez quelqu’un signer un contrat en plein milieu d’un café, c’est un drapeau rouge.
Signes d’une phase dépressive
Et la dépression, c’est le contraire d’un trou noir : tout se fane, même la volonté de bouger. L’indifférence, la fatigue écrasante, le retrait social. Un collègue qui oublie ses réunions, qui ne répond plus aux mails, qui parle à voix basse comme s’il portait un masque de plomb.
Regardez le sommeil : il devient excessif ou, au contraire, l’insomnie s’installe comme une invitée indésirable. Le manque d’appétit, la perte d’intérêt pour les activités qui étaient autrefois des passions. Si le sourire se change en rideau, c’est le signal.
Comportements à risque, ou comment le trouble bipolaire se faufile dans le quotidien
Les dépenses impulsives sont une bête de somme. Le collègue qui débourse des sommes astronomiques pour des gadgets, des voyages, des abonnements qu’il ne peut même pas justifier. Il se porte champion du monde de l’achat sans réfléchir. Les problèmes de consommation d’alcool ou de substances, souvent sous‑couverts, surgissent comme des ombres au crépuscule.
En plus de ça, les relations humaines deviennent un champ de mines. Les disputes s’enchaînent, les ruptures se multiplient, les amis se retirent. Et soudain, l’individu se retrouve isolé, comme un navire sans équipage, chaque vague le repousse plus loin.
Quand le diagnostic devient inévitable
À ce stade, rien ne vaut l’expertise. Le seul moyen de stopper le cercle vicieux, c’est d’ouvrir la porte à un professionnel de santé mentale. Un psychologue, un psychiatre, un neurologue. Le processus de diagnostic implique des entretiens approfondis, des questionnaires, parfois même des bilans sanguins pour exclure d’autres pathologies.
Et oui, le dépistage précoce peut sauver des années de souffrance. Si vous avez déjà repéré plusieurs de ces signaux, ne restez pas muet. Parlez‑en, proposez une conversation en toute bienveillance. Un simple « Je remarque que tu sembles traverser des moments difficiles, as‑tu envisagé de parler à un spécialiste ? » peut déclencher le déclic.
Action concrète
Le premier pas : prenez la main, proposez un rendez‑vous chez un professionnel. Ne laissez pas le doute s’enraciner, agissez maintenant.